MA PEINTURE-MY PAINTING-MI PINTURA
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Pour qui ne sait ce qu’est un « Léwôz, un « Mendé », un « toumblak » ou un « padjanbèl », ce qu’est le « gwoka », le « vodou », le « soukounyan », le « bwa kayman », il est inutile et vain de tenter de pénétrer l’univers pictural de l’artiste Alain Phoébé CAPRICE  .

Dans la peinture de CAPRICE, tout comme dans la poésie d’Aimé CESAIRE, il faut être en possession de « clés », afin d’ouvrir toutes grandes les portes d’accession à leur art respectif. La méconnaissance de ces clés ferait que la vision des œuvres de CAPRICE, même par les « critiques d’art » les plus avertis, ne serait que jugement primaire, soit d’admiration béate, soit de dénégation pure et simple, avec pour fondement les critères occidentaux de l’esthétique.
La compréhension du travail de CAPRICE procède d’un parcours initiatique. Rien n’y est gratuit ou immédiatement accessible. L’apparente diversité de styles, de techniques, de sujets traités est étroitement liée à la diversité culturelle de ses pays, la Guadeloupe et la Martinique, ainsi que des autres pays proches tels Haïti, Cuba, Brésil, et de manière plus large l’Amérique du sud.
La peinture de CAPRICE fait fi de tous les concepts occidentaux (art contemporain, art naïf, arts conceptuels, arts premiers, arts primitifs) et autres définitions qui sous tendent les dérives Intellectuelles et financières actuelles relatives à l’Art.
  CAPRICE peint ! C’est tout ! Et tant mieux si, dans le cadre de sa précédente exposition de 2007: « EMIGRATION-IMIGRATION-CIVILISATION DU MUR ET DU BARBELE » l’Homme est placé au centre du questionnement de sa place dans le monde.
Pour CAPRICE, rien ne différencie les favelas des grandes métropoles brésiliennes  des maisonnettes suspendues à flanc de morne Calebasse (En Martinique) ou de Morne Lacrosse (en Guadeloupe) ; la construction d’un mur de plusieurs kilomètres entre les Etats-unis et le Mexique, ou en plein Bagdad (séparant les communautés sunnites et shiites), les barbelés et grillages de Guantanamo, s’inscrivent dans la même logique que celle des constructions de clôtures de béton autour des villas de Guadeloupe ou de Martinique.


La peinture de CAPRICE est construite en cercles concentriques avec pour centre la Guadeloupe et la Martinique, deux îles des Antilles, (où il vit et travaille), elles-mêmes englobées dans un espace plus vaste, l’Amérique du Sud. Même si cette peinture est conçue à partir d’îles, il ne s’agit nullement de peinture « exotique ». Chez CAPRICE, pas de plages idylliques, de cocotiers, de sable fin et blanc, de marchés ou de fleurs, mais des représentations du profond patrimoine culturel des îles, leurs musiques, leurs danses, leurs contes, leurs légendes, leur manière de se mouvoir  dans l’espace, de rire, de pleurer, les aliénations d’un peuple dont la survie est étroitement liée à une dépendance économique forcée. Une peinture qui parle, qui parle créole, qui dénonce aussi, qui fait aimer et qui voudrait absolument créer un idéal nouveau pour l’homme antillais.
Aujourd’hui, deux ans après « CIVILISATION DU MUR ET DU BARBELÉ », CAPRICE nous présente sa nouvelle exposition de tableaux : « RESISTANCE »
Cette expo s'est tenue du 5 au 26 juin 2009 au centre culturel Remy Nainsouta de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.
Il s’est agi pour l’auteur de mettre en exergue la destruction systématique, mais ô combien sournoise, des valeurs culturelles de nos pays (Guadeloupe, Martinique,Guyane…), par Une France « Métropolitaine » sous prétexte d’européanisation, de mondialisation et autres aliénations.
Les veillées funèbres traditionnelles au son du « bouladjèl » des jeux de « zizipan », « sové vayan »,et autres « bènaden », se font aujourd’hui dans des « salons » funéraires, tous carrelés de blanc, hyper-sophystiqués, ne pas y trop élever la voix, tandis que les carrefours mythiques de notre enfance se métamorphosent en rond-points, prétextes d’érection d’œuvres d’art contemporain monumentales. Désormais, les cochons de Noël s’engoufrent à la queue leu-leu dans les abbattoirs municipaux, tandis que cette fête traditionnelle et conviviale se transforme en dons de nitendo, vidéo, télé à écran plat de taille démesurée dans une case traditionnelle, par un PETIT PAPA NOËL » vêtu de rouge et arrivant, malgré la température moyenne des îles de 28 degrés, dans un traineau à neige tiré par des cerfs…

Résister, pour ne pas mourir culturellement. Résister, pour être tout simplement acteur dans le concert du monde, acteur à la fois unique et multiple.

Le peintre vous a présenté 47 toiles dont la grande majorité a été exécutée en noir et blanc, avec pour noms «  BINO BRENNECK » « GWANBÉ BARÉ » « RÉSISTANCE DU KATCHIMEN » « RÉSISTANCE DE FEMMES » «  BALYÉ » …

Pour cette expo, CAPRICE a sollicité la complicité de Monsieur Alain VALIER, artisan-fabricant autodidacte de « TANBOU »  né et demeurant Petit-Canal, également couturier de profession . Cette passion de confection de « TANBOU » lui est venue il y a maintenant 6ans. Il crée tant des « KA » que des « BWAFOUYÉ » à la demande…



QUELQUES TABLEAUX EN RÉTROSPECTIVE  DES EXPOSITIONS DE   2
003-2004-2005-2006

 

MURMURE INDECENT

MURMURE INDÉCENT 
 

TRILOGIE 

TOTEMS 

 

DIFÉ

ISLES




SUEÑO




MAELSTROM





LES VEUVES JOYEUSES





LES LARMES DE SANG




A.D.N




UNE CERTAINE IDÉE DE DIEU




MONDIALISATION




LIMÉWO




LE DROIT AU RÊVE DE LA LIBERTÉ




VÉNÉRABLE EXOTIQUE




PALIMPSESTE




STRANGE FRUIT IN THE JUNGLE OF U.S.A



 
 

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